Le paysage routier français est le théâtre d'une nouvelle bataille, celle des motards contre le contrôle technique obligatoire de leurs engins. Cette réglementation, imposée par une directive européenne et confirmée par le Conseil d'État, suscite une vive opposition. Une pétition citoyenne, lancée le 22 juillet 2025, a rapidement rassemblé un nombre considérable de signatures, témoignant de l'ampleur du mécontentement. Les motards, soutenus par des associations influentes comme la Fédération française des motards en colère (FFMC), dénoncent une mesure qu'ils estiment superflue, onéreuse et inefficace en matière de sécurité. Le bras de fer est engagé, avec pour objectif de faire résonner leur voix jusqu'au Parlement et, potentiellement, d'obtenir l'annulation pure et simple de ce dispositif controversé.
Dès l'été 2025, une mobilisation citoyenne d'envergure a vu le jour en France, visant à contester l'instauration du contrôle technique pour les motocycles. Initiée le 22 juillet sur la plateforme d'initiatives parlementaires, cette pétition, ardemment soutenue par la Fédération française des motards en colère (FFMC), a franchi le cap des 30 000 signatures en un temps record. Cette initiative intervient après la confirmation, le 31 octobre 2022, par le Conseil d'État, de l'obligation de cette vérification technique pour les véhicules à deux, trois ou quatre roues de la catégorie L, une mesure qui a pris effet le 15 avril 2024. Le calendrier de mise en œuvre prévoit une application échelonnée selon la date d'immatriculation : les véhicules d'avant le 1er janvier 2017 sont concernés entre le 15 avril et le 31 décembre 2024 ; ceux immatriculés entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2019 en 2025 ; et ceux de 2020 et 2021 en 2026. Pour les engins mis en circulation à partir du 1er janvier 2022, le contrôle doit être réalisé dans les six mois précédant le cinquième anniversaire de leur première immatriculation. La durée de validité de ce contrôle est fixée à trois ans, soit une période plus longue que celle applicable aux automobiles. Hélène Bluche, l'initiatrice de cette action, décrit la réglementation comme \"inutile, injuste et coûteuse\", remettant en question son impact réel sur la sécurité routière et l'environnement, tout en la percevant comme une imposition financière déguisée. Elle déplore également l'adoption de cette mesure par décret, en dépit d'une majorité parlementaire initialement opposée. Les motards considèrent leurs véhicules comme une solution de mobilité vertueuse, moins encombrante et moins polluante, loin d'être un problème. Pour que cette requête citoyenne soit débattue à l'Assemblée nationale, elle doit atteindre le seuil impressionnant de 500 000 signatures, réparties sur un minimum de 30 départements ou territoires d'outre-mer. C'est un défi ambitieux, mais les militants restent confiants, s'inspirant des succès passés de mobilisations citoyennes similaires.
Cette campagne pour l'abrogation du contrôle technique moto met en lumière la force de l'engagement citoyen face aux décisions réglementaires. Elle nous invite à nous interroger sur la pertinence des mesures imposées, en particulier lorsqu'elles sont perçues comme déconnectées des réalités et des besoins des usagers. Au-delà du débat spécifique sur le contrôle technique, cette initiative souligne l'importance du dialogue entre les citoyens et les pouvoirs publics pour construire des politiques plus justes et efficaces. Le succès de cette pétition, qu'elle atteigne ou non le seuil requis pour un débat parlementaire, est déjà un signal fort : il rappelle que la voix du peuple, lorsqu'elle est unie et déterminée, peut faire trembler les fondations des décisions établies et inciter à une réévaluation des priorités.