Le dispositif de leasing social, plébiscité en 2024, est de retour en septembre prochain, mais avec une liste de véhicules éligibles qui surprend. En effet, plusieurs modèles, pourtant prometteurs et économiquement attractifs, ne pourront pas bénéficier de cette aide gouvernementale. Les critères d'éligibilité se révèlent particulièrement rigoureux, excluant bon nombre de voitures qui auraient pu faciliter l'accès à la mobilité électrique pour un large public. Cette situation soulève des questions quant à la cohérence du programme avec les objectifs de démocratisation des véhicules écologiques, particulièrement pour les automobiles assemblées en dehors du continent européen, subissant des taxations supplémentaires et ne respectant pas le « score environnemental » requis.
Parmi les citadines très attendues, la Dacia Spring, autrefois en tête des ventes de voitures électriques, ne sera pas incluse. De même, la Leapmotor T03 et la BYD Dolphin Surf, reconnues pour leurs prix compétitifs, sont également écartées. La raison principale de ces exclusions est leur production en Chine, ce qui les rend incompatibles avec les exigences françaises en matière d'aides à l'achat, similaires à celles appliquées à l'ancien bonus écologique. Le gouvernement justifie cette décision par les émissions de carbone générées lors de l'importation de ces véhicules en Europe, ainsi que par une surtaxe pouvant atteindre 35%, s'ajoutant aux taxes déjà existantes. Curieusement, l'Opel Corsa-e, pourtant fabriquée en Espagne, est également absente de la liste, contrairement à la Lancia Ypsilon et la Peugeot e-208, qui partagent la même plateforme et sont éligibles. Le constructeur Opel propose toutefois d'autres modèles, comme le Mokka et le Frontera, qui, eux, répondent aux critères.
La Mini Cooper, dans sa version électrique la plus abordable, aurait pu être une candidate idéale pour le leasing social, mais sa production en Chine la disqualifie. Au-delà des citadines, plusieurs berlines et SUV sont également concernés par ces exclusions. MG, marque ayant des racines européennes mais désormais sous pavillon chinois, voit ses modèles électriques, tels que la MG4 et le nouveau MGS5, écartés du dispositif pour les mêmes raisons. Les véhicules de BYD, dont la Dolphin et l'Atto 3, pourtant des options intéressantes en termes de rapport qualité-prix, ne figurent pas non plus sur la liste. Ces décisions sont dues à la provenance de leur production, qui ne répond pas aux normes établies par le gouvernement français.
En ce qui concerne les fabricants non chinois, comme Kia, des modèles tels que le petit SUV EV3 ne pourront pas être intégrés au programme, car leurs usines de production ne se situent pas en Europe. Bien que Kia possède une usine en Slovaquie, elle n'est pas encore équipée pour la production de véhicules électriques, une lacune que le constructeur prévoit de combler à l'avenir. Enfin, le Leapmotor C10, bien que la marque appartienne au groupe Stellantis (qui propose déjà 16 modèles éligibles au leasing social), ne sera pas disponible. La production de la T03 en Pologne a été interrompue, et l'arrivée du SUV C10 est prévue pour plus tard, au sein des chaînes de production espagnoles du groupe, ne coïncidant pas avec le lancement du leasing social 2025.
En somme, le renouvellement du leasing social pour 2025, bien que bénéfique, se caractérise par des critères d'éligibilité stricts qui écartent plusieurs véhicules électriques attrayants. Ces exclusions sont principalement motivées par le lieu de fabrication des véhicules, les considérations environnementales liées à l'importation, et des surtaxes, ce qui limite les options pour les consommateurs et remet en question la flexibilité du programme pour s'adapter à l'évolution du marché automobile mondial.