À l'approche des vacances estivales, lorsque les axes routiers sont pris d'assaut, il est crucial de rappeler l'importance d'adopter des conduites exemplaires. L'étude la plus récente de Vinci Autoroutes dresse un bilan inquiétant des comportements des usagers, révélant que de nombreux conducteurs continuent de jeter des détritus hors de leur véhicule, en dépit de la facilité d'accès aux infrastructures de collecte. Cette pratique, loin d'être anecdotique, souligne un déficit persistant de conscience environnementale chez une partie des automobilistes.
Commanditée par Vinci Autoroutes et réalisée par l'institut Ipsos, une enquête approfondie a interrogé plus de deux mille personnes, âgées de 16 à 75 ans, entre le 6 et le 13 juin 2025. Les résultats sont édifiants : 22% des participants ont admis se débarrasser de leurs déchets par la fenêtre de leur voiture sur l'autoroute. Bien que ce chiffre marque une légère amélioration par rapport à l'année précédente (une baisse de 5%), il met en évidence que plus d'un Français sur cinq persiste dans cette habitude. Les déchets organiques et les mégots représentent la majorité des objets jetés, suivis par les emballages et les bouteilles en plastique. Il est frappant de constater que 37% des sondés déclarent également jeter des déchets sur la voie publique en général.
Au-delà de l'aspect esthétique, le jet de déchets sur les autoroutes engendre des dangers significatifs. Les mégots, en particulier, sont une source majeure de risque d'incendie, surtout en période de sécheresse. Malgré cette menace bien réelle, 18% des fumeurs admettent encore jeter leurs mégots par la fenêtre. Parmi eux, 34% sous-estiment la gravité de cet acte, tandis que 55% agissent ainsi en toute connaissance de cause. Les détritus, par leur nature, peuvent également entraîner des accidents en surprenant les autres usagers ou en endommageant les véhicules.
Actuellement, l'abandon de déchets sur la voie publique est passible d'une amende de 135 euros. Face à la persistance de ces incivilités, une partie de la population (33%) estime qu'une augmentation de ces sanctions pourrait avoir un effet dissuasif. De plus, 23% des sondés se montrent favorables à l'installation de dispositifs de surveillance vidéo pour identifier et verbaliser les contrevenants. Ces propositions reflètent une volonté grandissante de voir des mesures plus rigoureuses mises en place pour garantir la propreté et la sécurité de nos infrastructures routières. Il est essentiel que chacun prenne sa part de responsabilité pour préserver notre environnement et assurer la sécurité de tous sur la route.