L'industrie automobile mondiale est actuellement secouée par des turbulences majeures, loin d'être éphémères. Des marques emblématiques, autrefois considérées comme invincibles, telles que Porsche et Mercedes-Benz, ressentent pleinement les répercussions de cette période difficile. Plusieurs éléments contribuent à cette instabilité, notamment la progression délicate vers les véhicules entièrement électriques, les barrières douanières américaines, et une diminution notable des ventes sur des marchés cruciaux, en particulier la Chine. Ces défis ont mené à une baisse significative de leurs performances financières, nécessitant une réévaluation stratégique urgente pour ces constructeurs.
Face à cette conjoncture défavorable, Porsche a enregistré une chute alarmante de 91 % de ses profits au deuxième trimestre de l'année 2025, comparé à la même période l'année précédente, tandis que Mercedes a vu ses bénéfices reculer de 69 %. Pour Porsche, cette diminution s'explique par la contraction des ventes en Chine, qui ont baissé de 28 % au cours du premier semestre 2025, l'impact des nouveaux tarifs douaniers américains, et les difficultés rencontrées dans l'adoption des modèles électriques, signe d'un intérêt décroissant pour les véhicules premium zéro émission. En réponse, Porsche envisage de diversifier son offre avec le retour de modèles à combustion et hybrides, parallèlement à un plan de réduction des effectifs de 15 % d'ici 2029. De son côté, Mercedes fait face à des défis similaires, avec une baisse de 14 % de ses ventes en Chine et une gamme électrique EQ qui ne parvient pas à susciter l'engouement escompté. La marque a ajusté ses prévisions de marge opérationnelle à la baisse, anticipant un impact financier substantiel.
Ces défis ne sont pas de simples revers passagers mais signalent une transformation profonde du marché automobile de luxe. Les dirigeants des deux entreprises reconnaissent que le paysage mondial a changé radicalement, d'une manière inattendue il y a quelques années. Cette crise force les constructeurs à une introspection et à des ajustements fondamentaux de leurs modèles économiques, en se réalignant sur les nouvelles attentes des consommateurs et les réalités géopolitiques. C'est une période de remise en question qui pourrait, à terme, redéfinir l'avenir de l'automobile, poussant à l'innovation et à une plus grande flexibilité pour surmonter les obstacles et bâtir un avenir plus résilient pour l'industrie.